Viol en plein vol

En fait, ca avait pas été une journée tres agitée, pas assez en tout cas. Au boulot, on a eu personne, me suis demandée pourquoi on m'avait forcé a faire autant de salades le matin (avec trop peu de noix, me dit-on) alors que je devais partir à 16heures, jai meme fini une heure plus tot. On a filé au marché, puis on est retournés au magasin et Gino et moi on est partis chez lui jouer un peu a Mario. On s'est meme pas battus, pour vous dire comment je me suis vraiment pas depensée. Et pourtant, jai mangé normalement ce midi, et jai meme rahouté un yaourt, parce quil etait un peu ouvert, donc pas vendable. Il faisait mon deuxieme de la journée, et on n'avait meme pas depassé l'horaire du gouter. mais il ne s'agissait pas de l'eau colorée qui est vendue dans des pots Taillefine 0%, mais plutot d'un fromage blanc 1oo% + confiture sucres ajoutés. J'suis au regime, alors fallait bien rattrapper ce goinfrage et ce taux d'inactivité. Ma soeur est sortie ce soir là, et maman me saoule alors c'etait l'occaz daller courrir un peu.
L'aller s'est plutot bien passé, jai fait un timing en plein dans la moyenne. 2o minutes. Jvoyais le soleil qui commencait a decliner et le nombre de voitures a diminuer. La musique m'entrainait de temps en temps a accelerer le pas, comme d'habitude. Quand ca a senti le cramé, j'ai cru regardé le monceau de cadavres au milieu de la chaussée, entourée de très jeunes blondinettes qui priaient. Je voyais des mains de zombies depasser des voitures garées, des têtes décapitées dans l'herbe, bref normal.
Je suis donc arrivée au bout de mon trajet et jai tourné à la Pièce d'eau des Suisses, j'comptais marreter pour souffler mais la marche me convenait pour recuperer. Sur le chamin du retour, jai croisé aucun de ces 2-3 fous qui courent ou qui marchent sans trop savoir jusqu'ou ni pourquoi. Jusque là, jai vu un velo sur le trottoir d'en face.
Une petite silouhette noire etait discernable quand jai relevé la tete. Ce velo traine trop pour etre un velo, la silouhette est une personne a pied, qui avance tranquillement. Yavait trois bagnoles alignées à un feu rouge et jai voulu les defier mais elles m'ont semblé toutes les trois vides. Pas tres agreable de se sentir vraiment delirer.
Javais plein de tresses lissées devant le visage et je regardais cette silouhette sans la laisser penser que je la scrutait. Alors, jtournais ma tête à gauche, je la baissais, ou je regardais la route, mais mon regard ne faisait que surveiller ce bonhomme. Jvoyais de loin qu'il avait le menton legerement pointé vers le ciel, ce qui fait que, sans nous connaitre, j'etais dejà en position d'inferiorité. Cette avancée vers lui me paraissait trop longue : jvoulais etre soulagée, et que ca finisse, et quelque part trop courte car je voulais pas vraiment arriver à sa hauteur et le croiser. Quand on se discernait plutot pas mal, jai legerement balayé mes cheveux autour de mes yeux, juste pour paraitre normale et ne pas lui rappeler The Ring. On voyait distinctement la direction de nos regards, alors jai cessé mon petit jonglage entre le decor et lui. Ce gars-là etait beau mais là, javais pas envie de baiser.
On s'est vu, on se voit plus. Il m'a pas dit bonsoir, il a pas été insistant du regard au niveau du croisement. Jai marché 2-3 minutes tranquille, soulagée. Puis j'ai eu ce sentiment magique qu'on a lorsque l'on se sent epié. Sans savoir dou ca vient, on sent que quelqu'un observe. Ben, bien que la direction du vent allait dans le sens de mes cils, et que je ne pouvais par consequent ne recevoir aucune odeur de l'arriere, et bien que le soleil ne m'indiquait rien d'utile avec les ombres qu'il creait, javais cette fameuse impression d'être suivir. On m'a frolé la main et jai a peine eu le temps de me rassurer en trouvant le bourdon qui mavait fait sursauter que l'on m'a saisi le poignet avec force. La main sest tant refermée sur mon os et ce qui l'entourait que jai eu limpression den avoir le coeur touché. Ce con m'a coupé un nerf? On m'a gentiment rattrapé l'autre main au moment ou je la sortais de ma poche pour desserer l'autre coté, et les deux mains se sont fait unir dans le dos pour etre soudées grace à une seule poigne. Il semblait que rien qu'avec son pouce, il me mattait mes deux mains. Là, ce netait plus un simple menton relevé trop haut : là, il avait une main , je nen avais pas, il avait un but, jetais
seulement sous lemprise dun dejanté. Je msentais comme ces vers que je prends garde de ne pas ecraser quand je cours : un long corps mais aucune defense. Il m'a chuchoté à voix haute que ca le derangeait que les gens des voitures me voient nue alors quil fallait quon se decale dans les herbes a gauche. C'est là qu'il a commis sa plus grosse erreur je crois : il m'a laché les mains une seconde, le temps de me tourner le visage vers le sien puis il les a rattrpé et serrer comme tout à lheure. Jetais encore trop surprise pour me rendre compte de quoique ce soit, et je navais ni pensé a me defendre, ni a mechapper. mais cette sorte d'opportunité qu'il m'a laissée ici et que je nai pas saisir m'a reveillé mentalement. Il etait clair que, si le cas se representait, je naurais pas peur de me faire mal, et surtout pas peur de lui faire mal. Jm'etais imaginé tant de choses sur ce que lui pourrait me faire, et on dirait pas comme ça, mais, j'en ai, de l'imagination. Je navais plus peur de la mort non plus : je lavais acceptée car je savait pas sil comptait me tuer. Mais cetait faux. javais peur de la mort, jai toujours eu peur de la mort, et jaurais toujours peur de la mort.
Nos deux corps etaient dans le meme sens que la route et il a relaché la pression depuis qu'il a compris que jetais encore surprise et que, malgré mon air mechant, je netais pas tres offensive. Jai vraiment attendu le sommum de sa relache, juqte avant quil spaercoive qu'il s'est trop detendu et qu'il est temps de resserer la visse. Jai lentement ramené mes mains vers ma tete, et, entre les doux mouvements de violence saccadée, il a du penser qu'ils faisaient partie de l'etreinte.

Je lui ai enfoncé mes pouces dans les deux yeux, sans attendre qu'l les ferme. Les globes oculaires commencaient a aller vers le cerveau et il a hurlé. Je ne sais pas ce qu'il faisait avec ses mains, jai echangé nos deux positions, ce qui fait que je pouvais maintenant souhaiter enfoncer sa tete dans la terre. Jai fait glisser mes index vers les yeux - vers ce qui restait d'eux - car mes pouces etaient desormais trop courts pour créer de linedit. Les index me permetterent denfoncer serieusement les yeux vers le fond du crane mais pas assez encore. Jai un peu regretté de ne pas avoir pris mes clés, car d'habitude, je les prends toujours, toujours! Mais finalement, cetait mieux, ca maurait gonflé de devoir les laver. Qui sait elles seraient peut etre rester comme ca pendant six mois? Ce soir, jen aurais mis partout autour dla serrure, car, si javais sonné, maman aurait trouvé ca bizarre sachant que javais pris mes clefs. Au moins, elle est prevenue aujourdhui, je sonnerai a linterfone.
# Posted on Wednesday, 23 August 2006 at 7:52 PM
Edited on Tuesday, 29 August 2006 at 7:42 PM

azerty

On sait pas trop ou ca se passe..C'est peut etre un hall de gare, ou peut etre la chambre du cousin. Ya un mec qui a le coude gravement blessé, des croutes melangées a du pu le decorent, mais on devine que la blessure est superficielle. Quand meme, c'est impressionnant. Surtout quon ne sait pas dou ca vient. Alors le mec est au milieu dun cercle de personnes captivées par ce quil commence a raconter. Il y a des vieux, des petits, des gros, des moches, des femmes. De tout. Il y a pas danimaux parce que la curiosité est une qualité surtout humaine.
Pendant quils narrent, certains ont des frissons, certains ont du mal a fermer la bouche, dautres ne savent meme pas limage quils donnent tellement ils ecoutent. Chacun est dans lhistoire, chacun vit lhistoire : je ...
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# Posted on Sunday, 13 August 2006 at 8:54 AM

Texte

C'est nul, c'est bien nul. Je marche, jessaye de voir des trucs mais que dalle ! Moi, jaurais bien aimé rencontrer un poulpe qui sort du caniveau. Voir une certaine animosité dans les yeux de cette mémé. Et tout ce que je vois, c'est des gens qui boivent du café, qui mangent une mousse au chocolat dans un bar (Tables exterieures --> il fait chaud), mise dans un petit pot en verre. Je vois certains qui mattent ces filles : on sait pas trop pourquoi, puis certaines aussi, qui mattent les filles, pour se comparer (quelles idiotes !) - le gars en face de moi a un trou dans sa godio de droite, et j'vois ca a chaque fois que j'releve la tete entre deux phrases - Moi j'voulais voir du choc. Jai vu quelques trucs surprenants, dautres magnifiques. Jai meme vu un black a qui jaurais bien pu donner un role dans mon film. Faut pas tous les castings pour avoir des acteurs. Vous savez ce quil faut? Faut savoir ce quon veut. Et apres suffit de se ballader dans les rues et surveiller si celui qui nous plait est pas en train de marcher dans la meme rue. La plupart des gens diraient oui. Bon, c'est sûr, faut pas se la jouer trop star Ac. Tu demandes pas a quelquun qui a des projets de tout lacher pour une prod dont t'es même pas toi-même persuadé.
Paris, cest bien, mais cest pas assez fou. Il manque un grain de bizarre. Sinon, cette ville serait parfaite. Parfaite, et avec ses defauts. Pourquoi les patrons de bars n'embauchent-ils pas des ecureuils pour servir ? Pourquoi on n'voit jamais de voitures qui volent ou de mecs avec de lherbe qui sort des oreilles? ET le boulebard là, pourquoi ya personne pour le descendre en roulant ? Boule de neige, quoi.
Pis merde ! Moi, jvoulais bien m'devouer, mais c'est pas pour moi si jle fais. Et jsuis sure que la plupart des gens veulent pas de bizarre dans leurs rues.
# Posted on Thursday, 10 August 2006 at 10:06 PM

badimouin

badimouin
En fait jai trouvé que tout etait beau. Jai regardé les trottoirs, jai vu les gens, jai observé les immeubles, tout y etait magnifique. Meme ces ongles noirs crochus au bout de ce clochard, meme cet autocollant evian souillé, collé aux pavés. Cet arbre là aussi. Jai trouvé que ce type en fauteuil roulant, de dos, avec un grand tee shirt jaune etait 'esthetique' Tu peux pas imaginer mais, ce jour là, yavait une poubelle : tu sais, le genre de poubelle avec un anneau qui maintient un sac vert transparent. On voit 3 canettes de Coca Cola, 2 minutes maid, on devine quelques Kleenex et- puis dautres trucs que je narrive pas a identifier. Cest beau. En arriere plan de cette poubelle, il y a ce bout de pierre. Cet immeuble quelque peu rongé par la pourriture, qui fait encore plus briller limage. Jcroise un crassoux aussi, un de ces animaux qui puent toute lannée. Tellement encrassé que meme apres un bon bain, son aureole de sueur lenveloppe encore. Tu grattes un peu sa peau, et tas longle rempli de cochonneries. Et aujourd'hui ! Il est beau !
Jvois zidane et jai limpression qua chaque image que je percois, une nouvelle oeuvre dart est créée. C'est tellement fatiguant :( Je peux poser mes yeux sur sa nuque, sur ton bichon, sur ma tour eiffel ou sur sa power liste, sur le caniche pouilleux de la vieille, sur le bogoss qui arrive de la ruelle a droite, jpeux voir ces gothiques, ou toutes ces grosses pouffiasses alignées.. Tout est joli. Jarrive pas a voir du moche, vraiment. Jme fais legerement bousculée par un camion et du sang colorie le passage pieton je crois.
- c'est chaud cest frais c'est rouge cest blanc -
Mais la.. je m'etale. La derniere image que je vois est belle. C'est le ciel.
# Posted on Sunday, 09 July 2006 at 6:58 PM
Edited on Friday, 28 July 2006 at 6:06 PM

*Loin de la pie, lhirondelle vole*

Article 11
Javoue que jarrivais pas a dormir la nuit derniere alors jai été faire un tour dans les rues. Je me balladais sans soucis, sans envie, mais jsuis passée devant un kiosque a journaux gratuits (du type Paru/Vendu/Tu las dans l'cul) et je me suis dit qu'en attendant le premier train de la joure pour Paris, qui allait se pointer vers 5 heures du mat', jaurais volontiers besoin de ce ptit journal. Jattrappe donc ma lecture et a peine jai lu la Une que jentends un poissonnier hurler apres moi.Jme retourne pour voir la face de cet abruti radin et jvois un boucher qui sort dune porte lumineuse jaune (Billie jean is not my love.)Il a le tablier pas plus taché qua la normale mais cest chaud quand meme les taches sont pas encore toutes marrons, alors ca veut dire quil a taildla viande il y a peu, alors que la nuit est quand meme bien entamée. Mais bref, il me hurle dessus et jvois maintenant quil a sorti son deuxieme bras dla porte quil tient une tite hache tranquille. Mais bon jai bien envie quelle reste tranquille alors jcommence serieusement a accelerer dautant que je crois voir son premier bras ecrire ENFOIREE. Je sais pas comment il a fait pour tordre ses os, mais au moment ou jpensais que cetait surement lui le petit bonhomme en mousse, jme suis mise a taper un sprint. Rolala, jpouvais bien perdre mon futal ou laisser un doigt tomber, mais surtout il fallait que jconserve le journal sinon jaurais que dalle pour attendre notre fameux premier train.

J
ai croisé Neo au tournant, on sest devisagé.. et puis on sest respectivement balancé deux trois coups de pied dans la gueule, mais jai fini par sortir mon gun et a lui en mettre un coup dans les burnes, alors quil sappretait deja a mfaire son petit cinema sur lesquive des balles. Jaurais bien aiverifier si ca marchait aussi bien sans les trucages mais helas..javoue : javais pas que ca a foutre.
Papa, il mfait peur le boucher.

Jai speedé, voulu rattrapper mon petit retard et là jvois un jeune groupe de footeux genre 12-13 ans qui se faisaient des passes de merdes. La balle a devié, elle est passée devant moi vite fait, hop hop hop jai fait la passe a Zizou et jai continué mon chemin, javoue que javais pas que ca a foot.
Papa, il mfait peur le boucher.

Jatteignais la foret macabre, et il y a un enfoiré daigle qui sest pris pour un moustique, ma foncée d'ssus, et ma piqué le front. Ni une ni deux, jsuis partie au quart de tour, jai coincé son fin cou dans ma patte velue, jlui ai arraché un de ses ailes.. le bruit mdonne encore des petits frissons et jlai envoyé valsé en Egypte. 'Pourquoi ne pas taper la discute et lui demander le pourquoi du pic-au-front?', mais jvous avoue que là, javais toujours pas que ca a foutre.

Papa, il mfait peur le boucher.

Cest assez fun, parce que là, à 3h04, je sais que le mec du kiosque me poursuit carrement pas, toute facon, il avait un gros bide, jlaurais semé direct mais ..je continue ma course folle >> jai envie de me sentir traquée! Mais là ca devient serieux, jatteins le fond de la foret et ya du noir partout entre les arbres, peut yavoir des moutons, des flanby, ou des armures que jpeux pas le savoir. Jmavance ou pas ? Non-non. Jfais demi tour, jvais pas couper, tant pis jprefere arriver un peu plus tard a la gare mais au moins ne pas avoir le cul flam.

Bon vas y , tu sais ce que jvais faire, jvais marreter , maffaler dans lherbe comme un gros porc (on a dja vu des gros porcs saffaler dans lherbe?) et pioncer jusqu'a laube. Cest pour esquiver la fin de lhistoire, parce que jtavoue que là.. comme tu las compris, jai pas que ca a foutre.
*Loin de la pie, lhirondelle vole*
# Posted on Friday, 07 July 2006 at 5:41 PM
Edited on Friday, 07 July 2006 at 6:08 PM